La Famille de Schœnstatt                           dans le diocèse d’Autun
La Famille de Schœnstatt                           dans le diocèse d’Autun
La Famille de Schœnstatt dans le diocèse d'Autun
La Famille de Schœnstatt                                                       dans le diocèse d'Autun

ANNÉE KENTENICH

ou le moment ou jamais de connaître le Fondateur

 

FÉVRIER

 

Donner corps de façon renouvelée au Document de Fondation (deuxième partie)

Je pense que nous devrions maintenant faire comme ça : puisque nous sommes tous fatigués cet après-midi, je suis obligé de vous dire les choses au goutte à goutte[1]. Je vais donc d’abord examiner un peu point par point avec vous les sept promesses et, dans un second temps les sept demandes ; enfin, si nous sommes prêts, nous mettrons les deux ensembles.

Bien, donc la première promesse qui est bien la plus importante de toutes :

Je m’installerai volontiers ici et je distribuerai en abondance des trésors de grâces.[2]

Ici, ici, ici, là ! Je vais m’installer ici ! Regardez encore le texte dans les Documents de Fondation. Dans le contexte de ces paroles, ajoutez : je vais m’installer ici d’une manière spéciale. Je vous dirai plus tard le sens de ce contexte.

Alors, il en découle ceci : je vais donc m’installer spécialement et distribuer en abondance des dons et des grâces, et si nous lions les deux, nous devons ajouter : des dons spéciaux et des grâces spéciales.

Je pense que la première promesse maintenant est très concrète. Si nous l’entendons ainsi cela éveille déjà un intérêt. Oui, vous savez bien que si à côté de chez nous, et même chez nous, arrive soudain quelqu’un qui dit : je vais m’installer ici, je ne sais pas comment nous réagirions. Mais si la Mère de Dieu arrivait un jour : je vais m’installer ici – qu’est-ce que j’apporte ? Ô, maintenant, le sein, le tablier, les mains, tout cela est rempli de dons et de grâces. J’aimerais savoir qui pourrait dire : nous n’avons pas de place, nous n’avons pas le temps, va-t’en ! Donc, écoutez encore une fois : je vais m’installer ici d’une manière spéciale, et distribuer en abondance des trésors de grâces.

Nous allons maintenant discuter de trois sujets sur la promesse. Première question : que signifie la promesse ? Il me semble que vous pourriez répondre vous-mêmes. Ensuite la deuxième question : la promesse s’est-elle réalisée dans la Famille de Schœnstatt ? Puis la troisième question : que devons-nous faire pour que la promesse se réalise ici aussi ? Je pense que si nous prenons de façon concrète ce dont nous avons parlé maintenant en l’interprétant comme un morceau de notre propre âme, ce sont les trois questions qui nous arrivent pratiquement d’elles-mêmes. Nous aimerions bien avoir une réponse.

Donc première question : quelle est-elle ? Répétez-vous la promesse. Oui, nous devons maintenant bien étudier chaque mot. Donc d’abord : je vais m’installer ici. C’est ce que dit la Mère de Dieu.

Si vous y réfléchissez très simplement, vous sentez que cela répond à une certaine attente mystérieuse de notre cœur. Mais c’est sans soute comme ça : si nous, en tant que catholique, nous nous expérimentons comme une famille et si la Mère de Dieu est la mère de famille des catholique, quelle est le grand désir de mon cœur ? J’ai besoin d’y réfléchir maintenant :……………………..

Ma mère est décédée, c’était une mère authentique, très droite. N’est-ce pas, il est évident qu’après, tout au long de la vie, on dit : ah ! si ma mère était encore là ! Nous l’avons probablement aussi constaté si souvent : tout pendant que la mère a été la flamme du foyer[3], toute la famille le sentait. Voyez maintenant ce que signifie : je vais m’installer ici. De façon plus développée : je viens du ciel en quelque sorte, je serai au milieu de vous, j’habiterai chez vous ! Or, c’était effectivement aussi – je dois vous l’avouer car je le sais très précisément, sans doute comme bien peu le savent – ma vision à l’époque du Document de Fondation.

Voyez-vous, c’est comme ça : lorsque vous comparez le Document de Préfondation[4] au Premier Document de Fondation, c’était alors, en 1912, cette pensée toute simple : sous la protection de la Mère de Dieu qui est au ciel. Elle doit nous protéger du haut du ciel. Ensuite nous voulons nous auto-éduquer. Maintenant la grande différence entre ce Document de Préfondation et le Document de Fondation est que nous avons demandé très consciemment à la Mère de Dieu – tout est dans le Document de Fondation : installe-toi ici ! Descends jusqu’à nous ! Reste avec nous ! Songez qu’à l’époque, il s’agissait de jeunes hommes. C’est pourquoi l’on dit : éducation non mixte. La Mère de Dieu devait « descendre » en tant que femme vers nos jeunes pour qu’ils aient une vraie mère là où il n’y avait que des hommes.

Mais ce n’est pas seulement en vertu de son sens maternel, mais aussi parce qu’elle a reçu une grande mission du Dieu éternel : éduquer les hommes, elle qui est la grande éducatrice. Elle doit donc descendre en tant que mère et éducatrice et être ici le centre. Auparavant, c’est nous qui étions le centre ; mais c’est sous sa protection que nous voulions travailler ! N’oubliez pas que, si vous me connaissez personnellement, vous le savez : c’est là que se tient la grande pensée essentielle. C’est la conviction que Dieu lui-même a établi la Mère de Dieu comme grande éducatrice des peuples, surtout des prêtres.

 

[1] Cette phrase provoque l’hilarité générale.

[2] Voir Documents de Fondation page 15

[3] Familienherd : symbole de la force chaleureuse et unificatrice de l’amour maternel

[4] Discours du Père Kentenich à l’internat des Pères pallottins le 27 octobre 1912.

Janvier

Donner corps de façon renouvelée au Document de Fondation. (1ère partie)

 

Que signifie fonder de nouveau Schœnstatt ? Donner corps de façon renouvelée au Document de Fondation. Vous devez ici aussi vérifier si vous connaissez bien tout le sujet : combien avons-nous de Documents de Fondation ? Le Premier… le deuxième …

Étant donné que nous fondons réellement de nouveau, Il est facile de comprendre que nous commençons par le premier. Nous allons maintenant nous intéresser à deux questions concrètes. N’est-ce pas, le Document de Fondation est le Document sur l’alliance d’amour[1] que la Mère de Dieu a conclue en 1914 avec Schœnstatt en tant que lieu et en tant que Famille.

Évidemment, arrive ici la question simple et très populaire, à chaque alliance – lorsqu’il s’agit d’une alliance, il y a clairement une promesse mutuelle – donc premièrement : que promet la Mère de Dieu, en tant qu’elle est partenaire de l’alliance, dans le Document de Fondation ? Et, deuxièmement, que nous demande-t-elle, à nous, partenaires de l’alliance ? Voyez-vous le rapport ? Ce que nous trouvons n’a en soi rien de nouveau. Cela, nous le savons plus ou moins. Et pourtant, c’est nouveau. Il y a justement des choses que l’on peut toujours réentendre, toujours et à nouveau, sous des points de vue très différents qui s’approfondissent avec le temps. Donc je repose la question cruciale : qu’a promis la Mère de Dieu en tant que partenaire de l’alliance en 1914 et que demande-t-elle de nous ?

Si maintenant nous nous demandons : en quoi cela nous intéresse-t-il ? Si nous nous demandons : pourquoi nous, qui nous trouvons concrètement devant une sorte de nouvelle fondation ? La réponse arrive clairement : parce que ce qui nous est de même promis, mais aussi ce qui nous est de même demandé vaut pour notre nouveau sanctuaire là-bas[2].  Quelles demandes devons-nous satisfaire pour qu’il y ait légitimement un lien interne entre 1914 et 1964 ? Plutôt que de vous prouver cela de mille manières, je répète seulement ceci : ce qui vaut pour le sanctuaire d’origine vaut précisément pour tout sanctuaire filial[3]. Comprenez-vous le lien ? L’histoire de l’origine de Schœnstatt est toujours très importante, surtout le Premier Document de Fondation, parce que tout est transféré au sanctuaire filial.

Une deuxième particularité de notre alliance d’amour est que l’alliance vaut seulement tant que le partenaire humain de l’alliance reste à peu près fidèle. Voyez-vous, si nous devons devenir quelque chose à partir de notre nouveau centre, cela dépend essentiellement de notre réponse aux demandes de la Mère de Dieu : les satisferons-nous ? C’est bien une des particularités que nous avons exprimée sous cette forme : rien sans toi, rien sans nous ![4] Ce fut enseigné dès le début à Schœnstatt. Dès que nous cessons, en tant que partenaires de l’alliance, de fournir des contributions au capital de grâces[5], la conséquence arrive de suite : elle quitte le lieu. Voyez-vous, c’est une originalité dont nous avons toujours parlé et que nous avons toujours enseignée. Nous nous sommes toujours imaginé que la Mère de Dieu voulait qu’on lui demande, selon de dessein de Dieu, de s’installer ici. Et lorsque nous cessons de demander, lorsque nous cessons d’apporter des contributions au capital de grâce, nous pouvons être sûrs que la Mère de Dieu dit aussi : Nos cum prole pia[6] ... (avec mon doux enfant…) Elle se sauve loin de nous.

Voyez comment ceci est aujourd’hui si précieux pédagogiquement, par exemple pour nos enfants. Ils en ont le sens bien plus que nous. Lorsqu’ils comprennent ce que veut dire : nous devons attirer Marie en-bas, comme les jeunes de Schœnstatt l’ont fait autrefois… Voilà la grandeur de Schœnstatt : c’est ici qu’ont été posées les demandes concernant d’éducation, l’auto-éducation. Et il est bien évident qu’il est d’une grande importance que, périodiquement, ces choses soient toujours renouvelées et approfondies.

Bien, vous comprendrez maintenant pourquoi ces deux pensées doivent être discutées à fond :

Premièrement : que nous promet la Mère de Dieu ? le nous inclut le lieu et la Famille. De même : que promet-elle maintenant au nouveau lieu et à la Famille ? Maintenant je dois vous dire tout de suite : elle vous fait sept[7] promesses. Je crois que nous devrions à présent inviter l’un des nôtres à consulter le Premier Document de fondation pour y trouver les sept promesses.

Cependant n’oubliez pas : ces sept promesses sont conditionnées à l’accomplissement de notre côté des sept demandes. Il y a donc pour nous, que nous soyons adultes ou jeunes, un continuel examen de conscience à faire.

 

Suite de la lecture du Père Kentenich en février.

 

[1] Voir Lexikon pages 229-233, l’article de L. Penners : Liebesbündnis

[2] Il parle du sanctuaire qui doit être érigé sur un terrain récemment acquis à Waukesha

[3] Une réplique exacte du sanctuaire d’origine à Schœnstatt. Le premier sanctuaire filial a vu le jour en 1943 à Nueva Helvecia en Uruguay. Actuellement, il existe dans le monde environ 200 sanctuaires filiaux.

[4] Cette de vise est apparue très tôt dans l’histoire de Schœnstatt, parce qu’elle exprime de façon prégnante la réciprocité du don et de la réception. Voir Lexikon pages 229-233

[5] Les contributions au capital de grâce sont les bonnes œuvres, les mérites que nous mettons à la disposition de la Mère de Dieu en lui demandant d’agir encore et toujours à Schœnstatt. Cf. L. Penners Beiträge zum Gnadenkapital, dans Lexikon, pages 127ss

[6] Cette expression : Nos cum prole pia benedicat Virgo Maria (qu’avec son doux enfant, la Vierge nous bénisse) était utilisée par le Père Kentenich aussi comme conclusion ou parole d’adieu.

[7] Dans cette conférence, le Père Kentenich nomme toujours sept promesses. Plus tard, il parlera de six promesses.

MESSAGE DU PATER FAMILIAS POUR CETTE ANNÉE JUBILAIRE

 

Schœnstatt, Pentecôte 2017

Chère Famille de Schœnstatt,

De Schœnstatt, les membres du Présidium général vous envoient leurs vœux cordiaux de Pentecôte. Ici, au sanctuaire d’origine, en ce lieu de grâces, nous demandons pour tous les schœnstattiens du monde entier les dons du Saint-Esprit en abondance.

En 2018, nous fêterons le cinquantième anniversaire du décès de notre Père et Fondateur, Joseph Kentenich. Après en avoir discuté avec les représentants du Mouvement international, nous lançons une « Année-Kentenich » qui commencera le 15 septembre 2017 et se terminera pour le 50ème anniversaire de sa mort le 15 septembre 2018.

Tout au long de cette année, plaçons notre Père et Fondateur au cœur de nos préoccupations : sa pensée, ses biographies intéressantes et nombreuses et les réponses qu’il a données aux grands défis de l’Église et du monde, et qu’il veut encore donner aujourd’hui à travers nous. Cette année nous donne l’occasion d’approfondir notre relation à notre Père et Fondateur afin que son charisme soit de nouveau vivant en nous. Invitons beaucoup de personnes à faire ou à refaire connaissance avec le Père Joseph Kentenich comme un prophète pour notre temps !

Le saint Pape Jean-Paul II nous avait fait cette remarque sur notre responsabilité : « Vous êtes appelés à la grâce qu’avait votre Fondateur, à y participer, et à l’offrir à toute l’Église. Car le charisme du Fondateur se manifeste comme une expérience de l’Esprit qui a été transmise à ses propres élèves pour qu’ils en vivent, le protège, l’approfondisse, le développe continuellement, à la fois pour le Communauté et pour le bien de l’Église. » (20 septembre 1985)

50 ans après le décès de notre Fondateur, nous sommes appelés en tant que génération post-fondatrice, à tenir vivant et actuel son « esprit de fondateur », à nous placer de nouveau sur les fondements qu’il a posés et, à partir de là, à donner des réponses aux défis actuels, à être « co-fondateur » avec lui. La fécondité du Père Kentenich doit se montrer en nous et dans notre service dans l’Église et le monde, dans un « Schœnstatt qui démarre ». C’est ainsi que nous témoignerons de sa sainteté.

Nous invitons tous les membres et les amis de notre Mouvement dans le monde entier à célébrer cette Année-Kentenich dans les sanctuaires de vos pays et individuellement. Nous suggérons de commencer ensemble déjà le 15 septembre et, en communion avec tout le Mouvement et avec notre Père et Fondateur, d’ouvrir l’Année-Kentenich comme il conviendra selon les lieux.

Le samedi 15 septembre 2018, nous voulons, en tant que Famille de Schœnstatt dans les différents sanctuaires et cathédrales de nos pays, dire au Père Kentenich : Oui, nous sommes ici, nous suivons. Et à l’Église, nous voulons promettre de collaborer à la mission de l’Église avec l’esprit de notre Père et Fondateur.

Au nom du Présidium général, je vous salue, où que vous soyez, très cordialement de notre sanctuaire.

En communion dans l’alliance

Votre Père, Juan-Pablo Catoggio

 

Liens fraternels

Le diocèse d'Autun : http://www.autun.catholique.fr/

 

Le Mouvement de Schœnstatt en Belgique :

http://www.schoenstatt.be/

 

Le sanctuaire de l'unité dans le diocèse de Cambrai :

http://www.sanctuairedelunite.fr/

 

Le site de la Mère pèlerine en Suisse:

http://mere-pelerine.com/

 

Le secrétariat du Père Kentenich

www.pater-kentenich.org/fr

 

Vidéo sur des profils divers de schœnstattiens :

http://www.dailymotion.com/schoenstattsuisse