La Famille de Schœnstatt                           dans le diocèse d’Autun
La Famille de Schœnstatt                           dans le diocèse d’Autun
La Famille de Schœnstatt dans le diocèse d'Autun
La Famille de Schœnstatt                      dans le diocèse d'Autun

La croissance de l'alliance d'amour

ou comment l'on devient

une "petite Marie"

 

« Ils ont dit oui ! »

 

...

 

Et maintenant ?

...

 

La relation d'amour va s'approfondir. Tout notre être doit être entrainé dans l'alliance, s'y impliquer. Toute relation réclame un dialogue. Celui se fera dans la prière qui s'approfondira, se simplifiera jusqu'à ce que ce dialogue devienne davantage un état qu'une étape dans la journée.

Il y aura des paliers à franchir, plus ou moins coûteux. des oui faciles et des oui difficiles, mais au final de plus en plus faciles ou, en tout cas, plus simples.

Le Père Kentenich a souvent fait remarquer que l'alliance d'amour doit faire ses preuves dans la prière, mais l'amour doit aussi être prouvé par des petits cadeaux, ces fameux "petits sacrifices" chers à la petite Thérèse. Ils concernent les efforts du quotidien et l'auto-éducation, mais cela peut être tout aussi bien un ennui assumé avec amour. Et amour pas nécessairement senti.

Le "blanc-seing" est une étape importante dans la croissance de l'alliance. La relation est assez forte, enracinée "pour que chacun puisse poser sur l'autre un regard totalement positif et sûr de la réciproque" (H .King) Marie peut alors investir la somme qu'elle veut, je dis oui aveuglément. C'est un chèque en blanc, une page blanche que je signe en bas, sans souci de ce que Marie y écrira. Cet acte est à renouveler régulièrement à cause de notre inconstance native. Et cela entretient en même temps la relation. Dans l'histoire, Schœnstatt est arrivé à cette étape en 1939 (cf Deuxième Document de fondation). Cela ne veut pas dire que ce temps est nécessaire entre les deux ! Simplement, pour la Famille dans son ensemble il en fut ainsi historiquement. Pour nous, la route est tracée, nous savons que, si nous le voulons, Marie nous offrira de franchir ce pas.

Le troisième degré est "l'Inscriptio", bien qu'en rigeur de terme, le Père Kentenich ait toujours dit que le blanc-seing était le sommet. Il explique :

"À mon sens, la plus haute sainteté est dans le don total de soi à la volonté de Dieu. Lorsque nous regardons l’homme dans sa réalité, avouons qu’il a en lui une prédisposition négative envers la souffrance et la croix. Voilà le plus grand obstacle pour dire OUI à ce que Dieu veut. Parce que la nature avance au niveau du subconscient et que la vie subconsciente de l’âme aveugle trop l’intelligence, soyons sincères : mon sentiment me porte à dire NON à la souffrance. Pour enlever cet obstacle qui empêche de dire oui à la volonté de Dieu, nous devons nous attacher à ce que la prédisposition négative devienne positive. Cela ne va pas sans une grande grâce. Je peux bien me préparer un peu à cette conversion intérieure par un exercice, mais finalement le Saint-Esprit doit me l’offrir en présent.

 

Que faites-vous par l’Inscriptio ? La prédisposition négative se retourne en prédisposition positive. Lorsque je tire, je dois tout d’abord viser plus haut. Le but réel de la sainteté est d’être livré à Dieu. L’Inscriptio est le retranchement du grand obstacle au blanc-seing. Je dis : Mon Dieu, si cela te fait plaisir, non seulement je dis oui, mais je le demande aussi sincèrement que je peux. Si je sais que le Bon Dieu veut que je meure en camp de concentration, je demande : fais-moi mourir. L’Inscriptio est simplement un moyen psychologique pour ôter les obstacles. Ce n’est pas la souffrance à tout prix. Mais un tel acte ne peut être fait que par celui qui a une notion exacte du Père, qui sait que Dieu est Père, que Dieu est bon ! Il peut nous être plus difficile de nous donner à n’importe quoi que de renoncer à nous-mêmes".

 

On pourrait donc dire que l'Inscriptio est cette confiance aveugle de la fine pointe de l'âme qui va nous aider à dire oui en faisant sauter le verrou psychologique de la peur de souffrir.

Tout ceci n'est-il pas être tout simplement le disciple bien-aimé de Jésus ?

Liens fraternels

Le diocèse d'Autun : http://www.autun.catholique.fr/

 

Le Mouvement de Schœnstatt en Belgique :

http://www.schoenstatt.be/

 

Le sanctuaire de l'unité dans le diocèse de Cambrai :

http://www.sanctuairedelunite.fr/

 

Le site de la Mère pèlerine en Suisse:

http://mere-pelerine.com/

 

Le secrétariat du Père Kentenich

www.pater-kentenich.org/fr

 

Vidéo sur des profils divers de schœnstattiens :

http://www.dailymotion.com/schoenstattsuisse