La Famille de Schœnstatt                           dans le diocèse d’Autun
La Famille de Schœnstatt                           dans le diocèse d’Autun
La Famille de Schœnstatt dans le diocèse d'Autun
La Famille de Schœnstatt                      dans le diocèse d'Autun

La source

À la source il y a évidemment Schœnstatt et il suffit  d'aller sur ces pages pour découvrir ou redécouvrir la source.

Mais il y a la source dans la source ! C'est-à-dire João Pozzobon et la "Campagne du Saint Rosaire" !

 

João Pozzobon est en homme simple. Épicier, marié et père de 7 enfants, il avouait : « Je sentais que ma mission (d’époux et de père) était bien accomplie, mais il me manquait quelque chose. » À dix ans, il était entré au petit séminaire en vue de devenir prêtre selon le désir de son cœur, mais il avait dû renoncer en raison d’une santé trop fragile. Et depuis l’âge de 12 ans « quelque chose lui manquait ». La rencontre avec Schœnstatt va définitivement combler cet indicible « manque ».

En 1948, le Père Kentenich visite le sanctuaire de Santa Maria, qui vient d’être construit, 2ème sanctuaire filial du monde après l’Uruguay. Le sanctuaire est consacré et le Père Kentenich rencontre les schœnstattiens de cette région.

Il invite chacun à être instrument de Marie afin de l’aider dans sa mission.

Il montre les effets dévastateurs de l’époque actuelle, surtout au niveau des familles. Marie, affirme-t-il, veut former la communauté nouvelle, l’homme nouveau, des familles solides. Elle cherche des instruments qui acceptent de l’aider.

Cela suffit à João qui s’enflamme au contact de ce boutefeu qu’est le fondateur de Schœnstatt. Il avait bien vu les problèmes dans les familles, en ce monde d’où Dieu a été exclu. Ses désirs les plus profonds sont comblés, il a trouvé une réponse à sa recherche : il se consacre à Marie par l’alliance d’amour.

« Au début, on m’a expliqué la mission du sanctuaire et du fondateur, le Père Kentenich. J’ai décidé de rester uni à ces sources. Chaque jour je me transportais en esprit au sanctuaire de Schœnstatt où celui-ci avait scellé son alliance avec Marie. J’ai pu sentir son héroïsme, comment il s’est livré totalement à la volonté de Dieu en faisant tout par amour. Cela m’a donné beaucoup de force…"

En 1950, il assiste à une retraite prêchée par le Père Trévisan assisté de Sr Teresinha sur l’importance du Rosaire avec une proposition de lancer « une croisade du Rosaire dans les familles ». C’est alors que sont faites ces trois grandes images qui visiteront les familles jusqu’au 1er novembre.

"Là a lieu ma plus grande découverte : la campagne du Saint  Rosaire. Intérieurement j’ai entendu une voix qui me disait : tu dois prier le rosaire dans les familles. J’ai pris cela comme une parole venant de Marie. Toujours dans cette retraite, j’ai ensuite rencontré Sr Teresinha qui sortait du sanctuaire et qui m’a dit : "Mr Pozzobon, voulez-vous venir à la première prière du chapelet que nous allons prier dans une famille ?" Après le rosaire, la Sœur m’a dit : "Cette image reste à votre charge. Il n’est pas nécessaire que vous disiez le chapelet tous les soirs, il faut seulement que vous veilliez à ce qu’elle passe de maison en maison".

Il accepte.

« Mais ensuite ce fut à moi de m’engager. Elle me confia cette image, elle mit en moi sa confiance, je me sentis responsable et dis : je vais réciter le chapelet tous les soirs…J’ai compris qu’il s’agissait d’une mission qui m’était confiée. Alors j’ai dit à la Mère : j’ai 7 enfants, j’ai une épouse, je dois rendre compte à Dieu de mes enfants et de mon épouse. Mais si c’est la volonté de Dieu et la vôtre, un seul homme peut déplacer des montagnes… Je voulais que tous la connaissent et l’aiment. Cela me donnait beaucoup de joie. Sans omettre un seul soir, même sous la pluie, dans la boue, avec des éclairs, le tonnerre, dans la nuit, la Mère m’a toujours donné la grâce d’arriver à temps là où l’on m’attendait pour prier. On priait puis je restais un peu et leur posais des questions. C’était toujours le même déroulement : le rosaire, la lecture de l’évangile, une petite réflexion et pour finir la consécration à Marie. »

Ce qu’il va vivre, il le fera en schœnstattien : puisant force et joie à la source de grâce qu’est le sanctuaire de Schœnstatt, il vivra l’alliance d’amour avec une vive conscience de sa mission,

En 1952, dans la discrétion, il se consacre à la Campagne. « Je me considérais seulement comme un petit instrument, comme un tout petit enfant. Qu’Elle m’emmène là où Elle voudra. J’irai où Elle m’indiquera, même si je suis malade. »

Début 1952, la Famille de Schœnstatt à Santa Maria est dans l’attente de la prochaine visite du Père Kentenich. Le 24 février, João rencontre le Fondateur. Une Sœur sert d’interprète et explique au Père Kentenich ce que fait João, visitant les familles avec l’image de la Mère Trois fois Admirable et répandant la dévotion au Rosaire.

« Le chapelet est un trésor. » lui répond le Fondateur

Le soir le Père Kentenich termine sa conférence par ces mots :

« Il y a deux mouvements auxquels nous devrions toujours plus donner vie dans la Famille : le mouvement eucharistique, par l’adoration à laquelle le peuple peut aussi participer, et ensuite le mouvement du Rosaire, au sein duquel les membres s’efforce continuellement de dire le Chapelet. Les membres de ce mouvement du Rosaire s’engagent à réciter le chapelet le plus fréquemment possible. »

 

À la fin de sa vie, le Fondateur reviendra sur l’apostolat de João : « Nos théologiens sont à la recherche d’une nouvelle pastorale. Ils l’ont ici. Ce que fait Mr Pozzobon est la pastorale dont nous avons besoin. Il donne à la Mère l’occasion de pouvoir se manifester… Percevez-vous à quel point toutes les forces fondamentales de Schœnstatt sont à l’œuvre dans cet apostolat»

En 1972, João est ordonné diacre. Les portes qui lui restaient fermées finiront pas s’ouvrir. Il continuera jusqu’à l’épuisement sa mission et quelques semaines après avoir offert sa vie à Dieu, il sera renversé par un camion, dans un épais brouillard matinal alors qu’il se rendait au sanctuaire de Santa Maria pour la messe matinale.

Dans son testament le « pauvre don João » écrira : « Nous avons écouté la révélation issue d’une source de grâces, du sanctuaire : la grande Campagne du Saint Rosaire, prière mariale qui a ouvert bien des portes et des milliers de cœurs. La Saint Rosaire, très belle prière de Marie, avec la richesse de ses saints mystères, est la grande arme à laquelle pas même les portes de fer n’ont pu résister. Je dis, selon mon expérience, que jamais on n’a entendu dire qu’ont péri les dévots de Marie et du Saint Rosaire. »

La fin du testament se conclue par l’évocation de ses deux épouses (il perdit sa première femme assez tôt après leur mariage) près desquelles il veut être enterré et il ajoute ces mots hautement significatifs de l’engagement de tout son être dans sa mission (sans que celle-ci n’ait jamais lésé si peu que ce soit sa vie conjugale et familiale) : « avec elles, j’ai pu arriver à la troisième Épouse, la grande mission sacrée de la Campagne du Saint Rosaire. » On ne peut mieux affirmer non seulement la vive conscience qu’il avait de sa mission mais aussi, surtout en ces temps troublés, de la mission de Marie qui fait de nous ses auxiliaires par la prière du Rosaire. Le saint pape Jean-Paul II ne dira pas autre chose.

Liens fraternels

Le diocèse d'Autun : http://www.autun.catholique.fr/

 

Le Mouvement de Schœnstatt en Belgique :

http://www.schoenstatt.be/

 

Le sanctuaire de l'unité dans le diocèse de Cambrai :

http://www.sanctuairedelunite.fr/

 

Le site de la Mère pèlerine en Suisse:

http://mere-pelerine.com/

 

Le secrétariat du Père Kentenich

www.pater-kentenich.org/fr

 

Vidéo sur des profils divers de schœnstattiens :

http://www.dailymotion.com/schoenstattsuisse