La Famille de Schœnstatt                           dans le diocèse d’Autun
La Famille de Schœnstatt                           dans le diocèse d’Autun
La Famille de Schœnstatt dans le diocèse d'Autun
La Famille de Schœnstatt                      dans le diocèse d'Autun

 

Les contributions

au capital de grâces 

ou saint L.M Grignon de Montfort revisité

Les contributions au capital de grâce (pour l’origine de l’expression voir plus loin) sont, selon les mots du Père Kentenich dans le 2ème Document de Fondation, « la recherche saine, authentique et efficace de notre sanctification au service de l'apostolat marial. Ce que Lucie Christine dit pour certaines circonstances de la vie du prêtre, vaut pour nous tous. Elle écrit : « Quand il n’y a plus rien à faire pour le prêtre, il lui reste une chose à faire, c’est d’être un saint. Bien des cœurs endurcis et des esprits faussés qui restent insensibles à la parole de Dieu, ne se refuseraient pas à l’évidence de la sainteté authentique. » C’est tout ce que nous apportons à Marie de prières, sacrifices, efforts de conversion, accomplissement parfait (ou qui tend à l’être) du devoir d’état. Il ne s’agit pas, ou rarement d’actions d’éclat, mais d’une vie qui tend vers la sainteté du quotidien, dans la monotonie du sacrifice comme disait la petite Thérèse.

 

"Rien sans toi, rien sans nous". Notre désir de sainteté est sain, mais celle-ci ne s’acquiert pas à la force des poignets ; cependant, Dieu attend notre collaboration. Et celle-ci n’est pas seulement pour chacun mais pour tous. Toute âme qui s’élève élève le monde. Le Père Kentenich écrit, toujours dans le même document : Elle (cette pratique) est sur le seuil de notre histoire de famille, de chaque sanctuaire de Schœnstatt et de tout travail fécond de Schœnstatt. Au cours des années, elle est devenue l'expression d'un dévouement sans bornes à la Mère Trois fois Admirable de Schœnstatt et à son Œuvre, l'expression d'une union éclairée et opérante entre l'activité divine et l'activité humaine, l’expression de la foi surnaturelle en notre mission et d’une attitude profondément mariale. Ainsi a-t-elle permis de mesurer l’authenticité et la valeur de chaque membre de la Famille.

 

Au Burundi, les Pères de Schœnstatt les présentaient comme le grenier à millet de la Sainte Vierge qui lui permettait de nourrir les pécheurs. Dans la communion des saints, nous sommes responsables les uns des autres. Nous sommes un seul Corps. Marie a besoin de nous comme nous avons besoin d’elle. C’est bien le nerf de l’alliance d’amour. C’est cela même qui enflamma les premiers schœnstattiens et convainquit le Père Kentenich de la pertinence de la vie mariale.

 

Les origines de l'expression (tiré du site urheilgtum.de)

 

L’origine de la notion et du processus de vie des « contributions au capital de grâces » est étroitement lié au mois de Marie[1] en tant qu’expression de l’amour pour Marie.

Le mot « capital de grâces » apparaît pour la première fois dans les documents historiques – pour autant que nous le sachions jusqu’à présent et comme nous l’avons déjà mentionné plus haut – dans une lettre de Père Kentenich à Josef Fischer en date du 12 mai 1915.

« Mais nous sommes heureux dans notre petite chapelle et nous nous y sentons chez nous comme jamais. Ici, vous devriez être vous aussi chez vous. À partir du capital de grâces que nous amassons ici en mai, vous recevrez aussi certainement une bonne part d’intérêts, à condition que vous apportiez quelque contribution au capital à votre manière. Vous me comprenez… »

Cette notion de « capital de grâces », Père Kentenich ne l’a empruntée à personne, en tout cas, elle ne vient pas d’une source écrite.

 

Le Père Menningen raconte comment la chose s’est passée :

« Dans la littérature ecclésiale, on ne trouve, jusqu’à présent, la notion de « capital de grâces » que trois fois : chez saint Alphonse de Ligori, chez Tanquerey et chez Scheeben ; cependant, ces trois occurrences ne lui étaient pas accessibles (Alphonse et Tanquerey étaient italiens et Père Kentenich – selon ses propres aveux – n’a lu Scheeben que beaucoup plus tard).

 

Le Père Eise, Max Brunner, Albert Langner, le Père Wilwers et d’autres sont devenus les représentants de la dévotion mariale de la petite congrégation, mais non du document de fondation du 18 octobre 1914. Le secret du document de fondation a d’abord jailli du cœur de Joseph Engling et assurément par les contributions au capital de grâces, faisant de la petite chapelle un sanctuaire.

 

Nous avons interrogé le Père (Kentenich) : « Comment le mot capital de grâces a-t-il mûri ? Aviez-vous le document de fondation à l’esprit lorsque vous avez mentionné le mot capital de grâces dans la lettre à Fischer ?

 

Père Kentenich a répondu : « Non, c’est plutôt la dévotion montfortaine qui a conduit au capital de grâces, car cette dévotion avait alors gagné les cœurs, on collectait alors les bénéfices pour les offrir à la Mère de Dieu et pour les donner aux autres. Donc cette dévotion fut plutôt une stimulation pour l’idée même du capital de grâces. »

 

Nouvelle question : « Comment l’expression capital de grâces a-t-elle surgi ? Comment l’avez-vous découverte ?

 

Sa réponse : « Après coup, on ne le sait plus. L’expression est évoquée en passant dans la lettre de Fischer. L’unique supposition est cette dévotion mariale montfortaine ».

 

J’ai posé une autre question : « Comment Joseph Engling pouvait-il se donner ce mot d’ordre pour la préparation des vacances : " L’ordre du jour comme contribution au capital de grâces de la Mère Trois fois Admirable, pour qu’il touche la Mère de Dieu, pour qu’elle prenne possession de la petite chapelle, pour qu’elle en fasse un lieu de grâces." » ?

 

Réponse : « Je ne me souviens pas d’un évènement déterminé, ni qu’une telle chose ait été dite dans une conférence ; je ne me souviens pas non plus avoir suggéré l’idée du capital de grâces dans une conférence. Il se peut seulement que l’idée ait été donnée en passant à Joseph Engling dans un entretien et assurément en rapport avec la dévotion mariale montfortaine. Cela s’est alors ancré dans l’âme de Joseph Engling et, en lui, cela s’est concentré dans l’exercice nommé. »

 

Joseph Engling en avait donc fait pour ainsi dire un système : l’ordre du jour spirituel comme contributions au capital de grâces que nous apportons au sanctuaire.

Ainsi a surgi le courant des contributions au capital de grâces ; c’était une amorce du Document de Fondation sans l’appellation, sans connaître l’exposé du 18 octobre 1914. Celui-ci fut découvert plus tard, Joseph Engling ne le connaissait pas… »


[1] NdT : Durant le mois de mai, on dresse un autel à Marie que l’on garnit de fleurs, mais ceci n’est pas le symbole des « autres fleurs » qui lui sont offertes : prières et sacrifices.    


 

Liens fraternels

Le diocèse d'Autun : http://www.autun.catholique.fr/

 

Le Mouvement de Schœnstatt en Belgique :

http://www.schoenstatt.be/

 

Le sanctuaire de l'unité dans le diocèse de Cambrai :

http://www.sanctuairedelunite.fr/

 

Le site de la Mère pèlerine en Suisse:

http://mere-pelerine.com/

 

Le secrétariat du Père Kentenich

www.pater-kentenich.org/fr

 

Vidéo sur des profils divers de schœnstattiens :

http://www.dailymotion.com/schoenstattsuisse